La réglementation des courses

Au-delà des paris auxquels on l’associe, le turf est avant tout un sport. Pour comprendre comment parier, essayons déjà de comprendre le déroulement des courses.

Le sport hippique est composé de toutes les courses de chevaux au trot et au galop. Même si la grande majorité des paris se font autour des courses de plat (galop), il est intéressant de connaître les différents types de courses et leurs spécificités.

La différence entre le trot et le galop

La différence entre le trot et le galop peut paraître évidente. Pourtant, il est utile de la préciser car dans les épreuves de trot, si un cheval se mettait à galoper, il pourrait être disqualifié (DAI: Disqualifié pour Allure Irrégulière).

Le trot est une allure en deux temps : le cheval actionne ses deux pattes diagonales (par exemple l’avant-gauche et l’arrière-droite) pour se projeter, puis dans un second temps actionne les deux autres pattes diagonales (l’avant-droite et l’arrière-gauche si l’on suit notre exemple).

Le galop est une allure en quatre temps. Certains chevaux galopent à gauche, d’autres à droite. Voici la succession de mouvements dans l’exemple du galop gauche : la pose de la patte arrière droite, la pose des deux pattes diagonales arrière gauche et avant droite, la pose de la patte avant gauche, puis la projection.

NotePrécision

Un jockey est monté sur le dos du cheval principalement dans la course de galop, tandis qu’un driver est installé dans un sulky dans l’épreuve du trot attelé.

Le trot

La carrière d’un cheval de trot est plus longue que celle d’un cheval de galop: elle débute dès deux ans et se finit aux alentours des 10 ans. On estime qu’un cheval est au meilleur de sa forme pour le trot à l’âge de 3 ans. En Suède, il n’y a que des épreuves de trot tandis qu’il n’y en a aucune en Angleterre.

On distingue le “trot monté” et le “trot attelé”.

Le trot monté

Le but de la course est d’atteindre le premier le poteau d’arrivée tout en restant au trot. Le jockey est assis directement sur la selle du cheval. Comme précisé plus haut, le fait de passer au galop pourrait entraîner une DAI.

On retrouve le trot monté essentiellement en France et en Belgique.

Le Prix de Cornulier, qui se déroule sur l’hippodrome de Vincennes, est considéré comme la finale mondiale du trot monté. Elle se court sur 2 700 mètres l’avant-dernier dimanche de janvier.

Le trot attelé

Dans cette épreuve plus connue du grand public, le trotteur tire un attelage très léger (le sulky) sur lequel s’assied le driver. Le cheval doit trotter le plus vite possible pour atteindre le premier la ligne d’arrivée, mais il ne doit en aucun cas se mettre au galop, sous peine d’une DAI.

Le départ peut se faire de deux manières : soit derrière l’autostart, soit en faisant une volte.

L’autostart est une voiture munie à l’arrière de barrières. Sur ces barrières, on retrouve les numéros des chevaux. Les concurrents s’alignent en face de leurs numéros respectifs avant de se lancer. L’autostart roule à vitesse réduite, et lorsque tous les chevaux sont en position et trottent derrière lui, il accélère pour les libérer et lancer la course. En général, les chevaux sont disposés en deux lignes de neuf places chacune, les numéros 1 à 9 étant sur la première, de la corde vers l’extérieur, et les 10 à 18 étant répartis de manière similaire sur la seconde ligne.

La volte est caractéristique de la plupart des courses françaises. Les concurrents n’ont pas de place attribuée à l’avance. Les concurrents sont initialement en position perpendiculaire à la piste et, lorsqu’on estime que tout le monde est à sa place, on fait faire un quart de tour au cheval pour se lancer.

Le Prix d’Amérique se tient le dernier dimanche du mois de janvier à l’hippodrome de Vincennes. Ce sont les chevaux de 4 à 10 ans ayant un gain au moins égal à 153 000 euros qui peuvent se porter candidats à cette course longue de 2 700 mètres, retransmise en direct à travers 70 pays.

Le galop

Le plat

Le principe est simple : partir au galop et franchir le premier la ligne d’arrivée. De nombreux paramètres tels que la position du cheval au départ, le poids qu’il porte ou la distance à parcourir entrent en jeu pour pimenter la course. Pour resserrer l’écart entre les chevaux, ceux ayant remporté les courses précédentes peuvent se voir affubler d’un handicap (un poids supplémentaire censé les ralentir).

Les chevaux prennent le départ dans des stalles, c’est-à-dire des boîtes dans lesquelles ils entrent et qui s’ouvrent automatiquement lorsque le départ est donné. On distingue les courses de sprinter courues sur une distance allant de 800 mètres à 1 200 mètres ; et les courses de stayers sur des distances de 1 200 mètres à 3 000 mètres.

Les courses de plat sont les plus populaires et le plus simples pour débuter dans les paris hippiques. Il n’y a pas d’aléa sur le DAI et les risques de chute sont limités.

Il existe une hiérarchie des courses à travers la planète. Les plus prestigieuses sont classées en Groupe I (Prix de l’Arc de Triomphe, Derby d’Epsom, Dubaï World Cup par exemple), puis on trouve les courses de Groupe II, les courses de Groupe III, les Listed-Race, les handicaps, les prix de série et enfin les courses à réclamer.

Les obstacles

Le principe est le même que les courses de plat : partir au galop avec un certain handicap et franchir le poteau d’arrivée le premier. Les courses d’obstacle sont plus longues et plus physiques que le plat.

Voici les obstacles que l’on peut retrouver :

  • Banquette irlandaise : Talus en terre surmonté d’une plate-forme
  • Barrière : Deux barres fixes superposées dans le sens horizontal
  • Brook : Obstacle associant un fossé à une haie
  • Bull finch : Talus surmonté de petites haies
  • Haie : Obstacle formé de feuillages et de fagots
  • Mur : Obstacle vertical en brique ou en gazon
  • Rivière : Tranchée plus ou moins large, remplie d’eau

Il existe trois types de courses d’obstacles : les haies, le steeple-chase et le cross-country.

La course de haies nécessite des chevaux très performants, endurants, rapides et bons sauteurs. Ils doivent parcourir en général entre 11 et 14 obstacles sur une distance allant de 3 à 4 kilomètres.

Le steeple-chase est couru par des chevaux de plat qui se reconvertissent en fin de carrière. La distance est plus longue : 6 kilomètres, avec 18 à 20 obstacles.

Le cross-country est une épreuve plus rare, la plus exigeante et la plus dangereuse, composée d’obstacles naturels variés et très impressionnants.

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