L’histoire du turf

Origines

L’Homme et le cheval : un rapport vieux comme le monde. Dès 1490 avant J-C, l’Homme prend conscience que le cheval est bien plus qu’un simple produit de la chasse et envisage de le dresser.

Le sport hippique apparaît dans l’Antiquité avec les courses de chars alors réservés aux citoyens romains. La plupart des courses avaient lieu au Circus Maximus qui pouvait accueillir jusqu’à 150 000 spectateurs. Les chars étaient tirés par des chevaux achetés principalement en Afrique, en Grèce et en Espagne. En Grèce, la population apprécie également les courses. On pouvait y voir des courses attelées comme à Rome, mais également des courses montées.

Au Moyen Age, les rues des villes étaient le théâtre des courses de chevaux.

Le cheval arabe va être révélé par les croisades : les croisés ont dû faire face à la vitesse, à l’endurance et à l’énergie dont dispose le cheval arabe. Parmi les premiers, Richard Cœur de Lion importe des étalons arabes qu’il croise avec des juments locales. Il organise la première course régulière connue en Europe et y associe une dote de 40 livres d’or. Les courses vont commencer à être véritablement codifiées et réglementées.

Le premier hippodrome a été créé à Newmarket sous Jacques Ier (1603 – 1625). Ce dernier réglemente les épreuves sur piste.

La fondation du Jockey Club de Newmarket en 1750 est un fait marquant de l’histoire du sport hippique. Les membres de ce club très élitiste, amateurs de courses de chevaux, vont établir les règles des courses en Angleterre. 25 ans plus tard, les premières courses françaises sont courues sur la plaine des Sablons, non loin de Paris.

Au cours des XVIIIème et XIXème siècles, les hippodromes se multiplient. A cette époque, le sport hippique est le sport le plus regardé en France et en Angleterre.

Les chevaux qui ont marqué l’histoire du turf

La performance d’un cheval est un élément clé des pronostics. Le turf est un sport de légende marqué par des chevaux de légendes. Parmi eux, l’on retiendra Eclipse, Sea Bird, Une de Mai et bien d’autres.

Eclipse (1764-1789)

Eclipse était un alezan de taille moyenne. Ce cheval de course britannique au caractère difficile, pour lequel son propriétaire a dû faire appel au réputé dresseur James Sullivan, n’a fait sa première course qu’à l’âge de 5 ans. Il resta invaincu toute sa carrière et gagnait toutes ses courses avec une facilité déconcertante. En 1771, Eclipse prend sa retraite sportive faute de concurrents car plus personne n’osait l’affronter. Considéré comme une légende entre tous, Eclipse est à la tête d’une lignée aussi brillante et performante que lui ayant, dit-on, engendré 344 prix pour 23 millions de Livres sur 23 ans. À sa mort à l’âge de 25 ans, il a eu droit à des funérailles magnifiques.

Sea Bird (1962-1973)

Sea Bird va marquer l’histoire des courses hippiques en 1965 en enchaînant des victoires au Derby d’Epsom et au prix de l’Arc de Triomphe. Sea Bird connaît une seconde carrière aux États-Unis avec John W. Galbreath qui a payé 1.5 million de dollars pour acquérir le “cheval du siècle”. Après son retour en France, Sea Bird meurt en 1973 mais en laissant une formidable descendance.

Une De Mai (1964-1974)

Une De Mai est née en Vendée et a été élevée par un boucher. Malgré qu’elle ait battu les plus grands champions d’Amérique et d’Europe, la “reine sans couronne” a tenté 6 fois le Prix d’Amérique sans jamais le gagner. Cette jument a été immortalisée par Salvador Dali dans un portrait en 1972. Morte en 1974, un prix Une de Mai est disputé chaque année à Vincennes en sa mémoire.

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